Dichotomie entre l’actualité économique et les marchés boursiers
Le premier semestre de 2026 a démontré l'écart entre les manchettes et la réalité économique. Malgré l'attention médiatique portée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux fluctuations des prix du pétrole, l'économie mondiale a fait preuve d'une résilience supérieure aux attentes.
Les bénéfices des entreprises sont demeurés solides. Ils ont été soutenus notamment par les investissements en intelligence artificielle qui ont stimulé les dépenses dans les centres de données, les semi-conducteurs et les infrastructures énergétiques. Bien que l'inflation soit restée persistante et que l'incertitude géopolitique ait alimenté la volatilité des marchés, les banques centrales ont maintenu une approche prudente à l'égard des taux d'intérêt. Enfin, le leadership boursier s'est graduellement élargi au-delà des grandes sociétés technologiques américaines, profitant aux secteurs des ressources naturelles, des infrastructures et à plusieurs marchés internationaux.
RENDEMENT DES PRINCIPALES CLASSES D’ACTIFS ( $ CA)
Actions canadiennes
Les actions canadiennes ont enregistré un excellent premier semestre en 2026, tel qu’en témoigne la progression de 11,2 % de l’indice S&P/TSX Composite.
Le secteur de l’énergie a été le principal moteur de cette performance. Les contraintes de l’offre mondiale de pétrole ont aidé les prix du brut pendant une bonne partie du semestre, favorisant ainsi les producteurs canadiens.
Le secteur financier a également procuré des rendements élevés. Malgré un contexte de taux d’intérêt complexe, les banques et les compagnies d’assurance ont continué de bénéficier de leur stabilité etde leur rentabilité.
Depuis le début de 2026, la stratégie d’actions canadiennes AA&A affiche un rendement nettement supérieur à celui de son indice de référence. Cette surperformance s’explique principalement par la sélection de titres dans les secteurs des matériaux, des produits industriels, des soins de santé, des technologies de l’information et de la consommation de base.
Actions mondiales
Les marchés boursiers mondiaux ont terminé la première moitié de l'année en forte hausse, portés par une combinaison de croissance économique résiliente et de solides bénéfices d'entreprise.
L'investissement en intelligence artificielle a été le thème dominant du semestre. Toutefois, les bénéficiaires de cette tendance se sont progressivement diversifiés : fabricants de semi-conducteurs et de mémoire, infrastructures énergétiques, équipementiers industriels et fournisseurs de centres de données ont graduellement pris le relais des « Sept magnifiques ».
Dans l'ensemble, les entreprises ont affiché des résultats supérieurs aux attentes, permettant aux marchés de maintenir des valorisations élevées malgré les risques géopolitiques et les pressions inflationnistes.
Contrairement à notre stratégie d'actions canadiennes, notre portefeuille d'actions mondiales a enregistré un rendement inférieur à celui de son indice de référence. Cette sous-performance s'explique principalement par notre sous-pondération du secteur technologique ainsi que par la sélection de titres dans les secteurs de la consommation de base, de la consommation discrétionnaire et des produits industriels.
Obligations
La hausse des prix de l'énergie et la résilience de l'économie ont accru les pressions inflationnistes au-dessus des cibles des banques centrales. Les marchés ont ainsi revu leurs attentes, passant d'un scénario de baisses de taux à court terme à celui du statu quo, voire à d’éventuelles hausses des taux directeurs.
Dans ce contexte, l'indice obligataire canadien présentait un rendement de 2,2 % à la mi-année.
La stratégie de revenu fixe AA&A a obtenu un rendementlégèrement inférieur à celui de son indice de référence, principalement en raison de la durée plus courte du portefeuille.
RENDEMENTS DE NOS FONDS (CATÉGORIE O) AU 30 JUIN 2026
Perspectives
Dans un article à venir, nous partagerons nos réflexions sur les répercussions de l'intelligence artificielle. Nous sommes d'avis que cette technologie contribuera à accroître la productivité des entreprises et à améliorer la qualité de vie à long terme. Comme investisseurs en actions, nous croyons que cette transformation
représente une importante source de création de valeur pour les décennies à venir. À plus court terme, on peut s’imaginer un scénario où le report de l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran pourrait inciter les marchés à adopter des hypothèses plus prudentes en matière de croissance économique et plus agressives en ce qui concerne les prix du pétrole et l'inflation.
Nous demeurons convaincus du potentiel de rendement à long terme des sociétés détenues dans nos portefeuilles. En plus d’être profitables et d’avoir des modèles d’affaires qui ont fait leurs preuves, elles présentent des bilans solides, des prix raisonnables et une forte capacité de génération de flux de trésoreries.
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