Pourquoi l'investissement actif est-il toujours pertinent?

Depuis plus d'une décennie, un message gagne en popularité : « Achetez un fonds indiciel, c'est moins cher et plus performant. » L'argument mérite qu'on s'y attarde. Les frais sont bas, la stratégie est simple et, pendant longtemps, les rendements ont été au rendez-vous, portés par la montée spectaculaire de quelques géants technologiques américains.

Mais les marchés ont changé. La concentration des grands indices atteint des niveaux que l'on n'avait jamais vus. Les évaluations sont élevées. L'incertitude géopolitique est bien réelle. Dans ce contexte, répliquer le marché sans discernement, c'est aussi en répliquer tous les risques.

La gestion active, lorsqu'elle est exercée avec discipline et rigueur, offre des avantages concrets que la gestion passive ne peut tout simplement pas reproduire. Ce n'est pas une question d'idéologie. C'est une question de résultats et d'accompagnement dans les moments cruciaux.

Qu'est-ce que la gestion active et en quoi se distingue-t-elle de la gestion passive?

La gestion active, c'est choisir des entreprises avec conviction

En gestion active, un gestionnaire sélectionne des titres individuels dans le but de surpasser un indice de référence, comme le S&P/TSX au Canada ou le S&P 500 aux États-Unis. Chaque décision repose sur une philosophie d'investissement claire, avec un seul objectif : surpasser les indices sur le long terme.

C'est un travail de recherche, d'analyse et de jugement humain. Un gestionnaire rigoureux connaît les entreprises qu'il détient et sait précisément pourquoi il les détient.

La gestion passive : répliquer le marché sans se poser de questions

Les grands acteurs de la gestion passive offrent des fonds qui répliquent un indice le plus fidèlement possible, via des FNB (fonds négociés en bourse) ou des fonds mutuels indiciels. Cette approche expose davantage l'investisseur aux entreprises dont la valeur boursière a déjà fortement augmenté.

Le poids de chaque titre est déterminé par sa capitalisation boursière : plus une entreprise est grosse, plus elle pèse dans le fonds.

En résumé :

➜ La gestion passive, c'est acheter le marché au complet sans se poser vraiment de questions.

➜ La gestion active, c'est choisir ses entreprises comme un entrepreneur choisirait ses investissements, avec discernement, analyse et conviction.

Pourquoi la gestion passive a-t-elle autant gagné en popularité?

L'argument mathématique a pris le dessus : la moyenne des investisseurs obtient le rendement du marché, donc un fonds indiciel à faible coût bat mécaniquement le gestionnaire moyen, après frais.

Les fonds communs de placement en actions facturent en moyenne 2,5 % par an au Canada. Sur 20 ou 30 ans, c'est une somme colossale qui quitte le portefeuille de l'investisseur. C'est cette réalité qui explique la migration massive vers le passif.

La gestion passive a aussi bénéficié d'un contexte exceptionnel : quelques titres technologiques ont dominé les indices et tout tiré vers le haut. Difficile de faire mieux quand les sept magnifiques surperforment et représentent à eux seuls près du tiers du marché américain.

Mais c'est avant tout une question de frais. En gestion privée, les frais sont significativement plus faibles que ceux des fonds communs de placement. La performance des gestionnaires disciplinés devient alors réellement attrayante.



Pourquoi la gestion passive est risquée dans un marché aussi concentré?

Les dix plus grandes entreprises américaines représentent aujourd'hui près de 40 % du S&P 500, un sommet historique.

En achetant un fonds indiciel américain aujourd'hui, on place automatiquement 40 cents de chaque dollar dans une poignée de titres dont les valorisations élevées reposent principalement sur le succès de la même thèse d'investissement.

La gestion de AA&A en 2000 lui a donné raison

Au tournant des années 2000, Nortel représentait plus du tiers de l'indice boursier canadien. Le titre se transigeait à plus de 100 fois les profits. « Allard, Allard & Associés a choisi de ne pas le détenir, une décision qui allait à l'encontre du consensus, mais qui reposait sur une analyse solide des fondamentaux ». Quand la bulle a éclaté, en 2001 et 2002, les portefeuilles d'actions canadiennes d'AA&A ont progressé alors que l'indice canadien reculait fortement. C'est la gestion active à son meilleur : avoir la discipline de dire non quand tout le monde dit oui.

Comment la gestion active d'Allard, Allard & Associés protège-t-elle mieux le capital?

Limiter les pertes importantes

Mieux vaut progresser régulièrement de 10 % que de vivre des montagnes russes entre +25 % et -25 %. Quand on investit dans de bonnes entreprises à des prix raisonnables, on réduit la volatilité et l'effet composé à long terme devient alors un levier de création de richesse extrêmement puissant.

La capture des baisses

Sur une période de plus de 30 ans, les portefeuilles d'actions canadiennes d'Allard, Allard & Associés ont capturé environ 75 % des baisses de marché. Autrement dit, lors de chaque correction, la firme a évité en moyenne 25 % de la chute.

Cette statistique illustre concrètement la capacité de la firme à protéger les portefeuilles dans les périodes d'adversité. C'est en grande partie ce qui explique sa surperformance à long terme.

La preuve par les chiffres

Les résultats ne sont pas une promesse. Ils sont documentés. Depuis plus de trois décennies, les portefeuilles d'actions canadiennes d'AA&A ont généré un rendement annuel moyen d'environ 12 %, surpassant systématiquement l'indice S&P/TSX sur une période de 31 ans, avec un écart annuel moyen de 3,1 %. Ce qui représente, en investissement, près de 40 $ sur 31 ans pour 1 $ d'actions canadiennes, et 17 $ pour 1 $ investi dans le TSX.

« C'est le résultat d'une philosophie cohérente, appliquée avec discipline dans tous les contextes de marché. La vraie richesse se construit avec le temps, la constance et la rigueur, pas grâce aux raccourcis ou aux promesses d'enrichissement rapide. »



La gestion active est-elle pertinente pour un investisseur en 2026?

Le contexte actuel présente plusieurs caractéristiques qui renforcent la pertinence d'une approche plus sélective :

  • Concentration record des indices américains : 40 % du S&P 500 dans dix titres seulement;

  • Évaluations boursières élevées : 29 fois les profits, contre une moyenne historique de 16 fois;

  • Une révolution industrielle pleine de promesses, mais dont la rentabilité n'a pas encore été démontrée.

Dans cet environnement, le discernement est essentiel!

Le rôle majeur de l'accompagnement

Plusieurs études l'ont démontré : faire affaire avec un conseiller ou un gestionnaire augmente la richesse accumulée bien davantage qu'investir seul. Ce n'est pas qu'une question de sélection de titres.

L'accompagnement, c'est aussi :

  • Déterminer la répartition d'actifs adaptée à chaque situation;

  • Choisir le bon compte pour chaque transaction (REER, CELI, compte non enregistré);

  • Planifier le décaissement à la retraite;

  • Vulgariser les impacts géopolitiques sur un portefeuille;

  • Aider l'investisseur à rester discipliné quand la peur domine.

« Un dollar d'économie d'impôt est un dollar de rendement garanti à 100 %. Une planification fiscale efficiente fait intégralement partie de la valeur qu'un gestionnaire sérieux génère pour ses clients. »

L'exemple concret récent

En 2025, lors de l'escalade des tensions commerciales avec les États-Unis, plusieurs clients inquiets ont exprimé le souhait de tout vendre. La conviction était forte : Trump allait déclencher une guerre tarifaire, les marchés ne s'en remettraient pas.

« L'équipe d'AA&A a pris le temps de rassurer, d'expliquer, de contextualiser.

 Personne n'a vendu dans la panique.

Résultat : la bourse canadienne a enregistré une hausse de plus de 30 % l'année suivante.

Depuis l'élection de Donald Trump, les marchés ont progressé de 30 % à 40 %. Ceux qui ont cédé à la peur ont raté cette progression. »



Quelles sont les erreurs comportementales qui coûtent le plus cher aux investisseurs?

Le piège d'acheter haut et vendre bas

L'étude Morningstar Mind the Gap (2025) révèle que les investisseurs sous-performent les fonds dans lesquels ils investissent de 1,2 % par an — simplement parce qu'ils synchronisent mal leurs transactions. Les investisseurs moyens achètent quand les marchés ont déjà monté, et vendent quand ils ont déjà chuté.

Pour investir seul de façon efficace et disciplinée, quatre conditions doivent être réunies : le goût, le temps, l'expérience et l'expertise. Mais la réalité est tout autre : la plupart des gens ont le goût de payer moins cher, mais disposent rarement des quatre à la fois.

Quand l'industrie vend du rendement passé

Les distributeurs ont tendance à mettre en avant ce qui a le mieux performé au cours des cinq ou dix dernières années. C'est ce qui attire l'argent et souvent vers une bulle déjà formée.

L'investisseur qui achète la solution à la mode « parce que c'est ce qui a le mieux fait » arrive souvent en dernier. Il reste peut-être peu de hausses devant lui, et beaucoup de risque de recul. La valeur, c'est la différence entre ce qu'on obtient et le prix qu'on paie.



Acheter des entreprises comme un entrepreneur

Chez Allard, Allard & Associés, on n'achète pas des promesses. On achète des résultats financiers démontrés. La philosophie repose sur un critère simple : acquérir des entreprises compétitives, profitables, avec un bilan solide et de bons flux de trésorerie, à un prix raisonnable. Ce n'est pas de la spéculation. C'est de l'investissement fondamental, appliqué avec cohérence depuis plus de trois décennies.

La firme a détenu certains des « Sept magnifiques » (Apple, Microsoft, Alphabet, Meta, etc.). Des entreprises de grande qualité, choisies au bon moment. Quand l'engouement pour un titre devient disproportionné (quand son prix dépasse ce que les fondamentaux justifient), l'équipe cède sa position. Le capital est réalloué vers de meilleures opportunités.

« C'est cette discipline de vente, aussi importante que la discipline d'achat, qui génère la performance sur le long terme et qui fait les résultats d'Allard, Allard & Associés depuis 30 ans. »

Le temps et la prudence comme levier d'investissement

Il n'est pas nécessaire de prendre un niveau de risque élevé pour continuer à s'enrichir. Une approche plus prudente, plus disciplinée, peut être simultanément plus performante et plus durable. C'est ce qu'Allard, Allard & Associés s'attache à démontrer, avec chiffres à l'appui, depuis plus de 30 ans.

Dans un marché aussi concentré, où les valorisations sont aussi élevées et l'incertitude demeure importante, ignorer les risques structurels des grands indices ne les fait pas disparaître. Ils finissent souvent par se matérialiser au pire moment. C'est précisément dans cette optique qu'Allard, Allard & Associés a bâti sa philosophie de gestion depuis plus de 30 ans. Des portefeuilles performants, prudents et durables, reposant sur des principes solides et une gestion disciplinée, pour accompagner ses clients à travers les cycles de marché et les étapes de leur vie.

À retenir

  • La gestion passive est moins chère, mais elle n'est pas gratuite. Elle garantit une sous-performance par rapport à l'indice après frais.

  • Quand les bulles spéculatives éclatent, la gestion active disciplinée peut surperformer significativement.

  • La gestion active vient typiquement avec des conseils qui peuvent avoir une grande valeur : éviter les erreurs comportementales, adapter le portefeuille à chaque situation, rester investi quand la peur domine.

Auteur de l'article

David Couturier, gestionnaire de portefeuille

Professionnel chevronné de la finance, David cumule près de deux décennies d’expérience dans l’analyse financière, la gestion de portefeuilles et le conseil auprès d’une clientèle à valeur élevée.

Détenteur des titres prestigieux CFA et CFP, il contribue à la sélection rigoureuse de titres canadiens et mondiaux en tant que gestionnaire de portefeuille.

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